Soins de conservation


Lors de l’entretien d’organisation des obsèques, les soins de conservation (également appelés soins de présentation, thanatopraxie…) seront proposés à la famille. Ils sont obligatoires dans certains cas, interdits dans d’autres, définition.

  • Définition

  • Pourquoi faire ?

  • Lois

  • Tarifs

  • Autres moyens de conservation des défunts

  • Actualité

  • Les soins de conservation en vidéo animée

  • En bref

 

Qu’est ce que les soins de conservation?

Avant de savoir ce dont il s’agit, il faut d’abord savoir ce dont il ne s’agit pas! Les soins de conservation NE SONT PAS:

– une toilette mortuaire (ou funéraire, ou rituelle)

– de l’embaumement.

La toilette mortuaire consiste en l’habillage et lavage éventuel du défunt, ainsi qu’à le présenter de la meilleure manière possible (coiffure, rasage…). La toilette rituelle est effectuée selon des rites religieux.

L’embaumement était une technique utilisée par les égyptiens en vue de la momification d’un corps, avec le retrait de certains organes, ce qui n’est absolument pas envisageable de faire en France.

Les soins funéraires SONT :

un acte invasif sur le corps d’un défunt, qui à pour but de remplacer le sang et les liquides corporels par une solution permettant de ralentir la décomposition du corps (mais pas de la stopper), de présenter le corps dans des conditions d’hygiène optimales, et de donner un aspect plus serein au défunt. Ils permettent également de boucher les orifices corporels afin d’éviter des écoulements et/ou odeurs désagréables, de fermer la bouche, de présenter le corps lavé, maquillé, coiffé et habillé.

 Les soins, sont effectués par un thanatopracteur diplômé. Les sociétés de pompes funèbres font généralement l’intermédiaire entre le thanatopracteur et la famille, bien qu’elles devraient présenter une liste contenant noms et tarifs des intervenants.

Les thanatopracteurs interviennent dans les chambres mortuaires des hôpitaux, dans les salles techniques des chambres funéraires, et à domicile.

 Pourquoi faire faire de la thanatopraxie?

Certaines religion l’interdisent au profit de leurs propres rites funéraires (Religions Juives et Musulmanes notamment), mais la thanatopraxie (=la pratique soins de conservation) est généralement conseillée par les sociétés de pompes funèbres. Les avantages sont nombreux et ont été énoncés : hygiène, meilleure présentation, éviter les désagréments tels que les odeurs ou les écoulements. En effet nul ne peut prévoir comment et en combien de temps un corps va se dégrader, et si les obsèques sont réalisées plusieurs jours après le décès, la dernière image du défunt pourrait laisser un souvenir amer. En effet la toilette funéraire ne permet pas une présentation optimale, contrairement aux soins.

Lois

Dans le cas de transport de corps vers certains pays étrangers, les soins de conservation sont obligatoires. Lorsque le malade est atteint de l’une des infections suivantes au moment du décès:

– d’hépatite virale ;

– de rage ;

– d’infection à VIH ;

– de maladie de Creutzfeldt-Jakob ;

– de tout état septique grave, sur prescription du médecin traitant,

il ne pourra être pratiqué de soins de conservations, qui sont interdits.

 Tarifs

Chaque thanatopracteur est libre de fixer ses tarifs, la société de pompes funèbres ne pourra pas appliquer de marge à l’opération, sauf si le thanatopracteur est directement salarié de la société. Il faut compter environ 200€ TTC pour des soins de conservation.

soins de conservation Autres moyens de conservation

D’autres moyens existent pour ralentir la décomposition des corps défunts, notamment:

– les lits réfrigérés (généralement présents dans les chambres funéraires)

– la case réfrigérée (en chambre mortuaire ou funéraire) dans laquelle le défunt est laissé en attendant les obsèques

– la rampe réfrigérée, sorte de couvercle déposé sur le ventre du défunt

Ces moyens restent moins optimaux comparés aux bénéfices apportés par des soins de conservation. Il existe également ce qui est appelé le “carboglace”, mais qui n’est guère plus utilisé.

 Actualités

A savoir qu’un débat anime en ce moment même la profession, des associations de défense des malades séropositifs et le Ministère de la santé.

En effet, les associations militent pour que les soins de conservation puissent être effectués sur les corps des personnes atteintes du VIH, ce que la législation actuelle interdit. Cette interdiction est jugée discriminatoire par les associations et les familles de personnes atteintes.

Les thanatopracteurs étant exposés à des risques d’infection  élevés, ne sont pas tous pour la promulgation de cette loi qui pourrait mettre en péril leur propre santé.

Il a donc été évoqué la possibilité d’interdire les soins de conservation effectués au domicile du défunt, pour que les lieux dédiés (chambres mortuaires et funéraires) soient les seuls endroits où pourront être pratiqués  les soins. Cependant cela impliquera peut-être un coût supplémentaire aux obsèques puisqu’un transport de corps vers la salle des soins sera obligatoire afin de les effectuer. Fidès Funéraire suit de près les informations concernant le débat afin de vous tenir informés de l’avancé de cette loi.

 Les soins de conservation expliqués en vidéo

Grâce à la série “La mort, même pas peur ! ” de Fidès Funéraire, retrouvez les soins de conservation expliqués en vidéo en cliquant ici.

 En bref

 

– les soins de conservation permettent de ralentir la décomposition du corps , de meilleures conditions d’hygiène et de présentation

– ils ne sont obligatoires ou interdits que dans certains cas (transfert à l’étranger / maladies infectieuses)

– le coût peut être estimé à au moins 200€ TTC