Loi Claeys-Leonetti, en bref


La loi Claeys-Leonetti sur la fin de vie a été définitivement adoptée mercredi 27 janvier 2016.

 

Débats

La loi Claeys-Leonetti aura suscité beaucoup de débats, ses détracteurs parlent d’une porte ouverte vers la légalisation de l’euthanasie, certains psychologues consultés sur le texte s’alarment  sur ce qu’ils considèrent comme une étape importante de la fin de vie qui va disparaître. Tandis que d’autres accueillent la nouvelle avec bienveillance mais trouvent le texte encore trop frileux.

 

Soins palliatifs, fin de vie : loi Claeys-Leonetti, quels changements ?

Le premier article de la loi précise que le personnel médical dans son sens élargi (pharmaciens, psychologue, aides à domicile compris) est formé aux soins palliatifs. Ainsi les malades seront soignés par des personnes plus à même de les comprendre.

Le texte prévoit que toute personne en état de s’exprimer peut demander une “sédation profonde et continue” jusqu’à son décès, sous certaines conditions précise t-on. Si la personne n’est pas en état de s’exprimer, une personne de référence est alors consultée et son avis primera sur tout autre témoignage. Décision qui fait certainement écho à l’affaire Vincent Lambert ou les membres de la famille se déchiraient pour savoir si oui ou non, M. LAMBERT pouvait faire l’objet d’une sédation telle qu’évoquée plus haut.

La sédation, ainsi que les traitements évoqués dans la loi Claeys-Leonetti font cependant l’objet d’une décision collégiale du corps médical, en effet la loi ne veut pas d’amalgame entre fin de vie dans la dignité, suicide assisté et légalisation de l’euthanasie.

Claeys-Leonetti fin de vie, soins palliatifs

Directives anticipées 

Mesure importante mise en place il y a plusieurs années, le texte Claeys-Leonetti revient également sur les directives anticipées.

Les directives anticipées s’imposent au médecin sauf en cas d’urgence, et dans le cas où elles sont jugées comme déraisonnables, elles pourront donc faire l’objet d’un refus, toujours après décision collégiale.

En revanche la durée de validité des directives anticipées, qui était de 3 ans est désormais supprimée.

Pour rappel : les directives anticipées permettent à toute personne de laisser des consignes sur sa fin de vie si elle venait à ne plus pouvoir s’exprimer (maladie grave, accident).